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samedi 11 janvier 2014

tournées dans les petites villes : « Mettez un petit


Même à la fin de sa vie, comme il en témoigne dans le film, Richter reconnait n'avoir jamais pu saisir et comprendre la musique de Mozart.
Une circonstance, plutôt secrète et quasiment inconnue, concerna l'une des dernières étapes de sa vie : après une grave opération, il séjourna lors de sa convalescence, dans un merveilleux monastère de sœurs bénédictines, près d'Aix en Provence. Fasciné par le chant grégorien qu'il entendait lors de certains offices, il accepta de donner un récital (Haydn, Mozart) dans la petite chapelle du monastère, pour aider financièrement les sœurs à édifier un nouveau monastère, ailleurs en France. Il aimait ce lieu de paix et de recueillement et y passa à nouveau quelques jours, quatre mois avant sa mort, en 1997. Le 1er août 1997, Sviatoslav Richter est mort à l'Hôpital Central de Moscou des suites d'un infarctus cardiaque ; il revenait de sa datcha2.
Artiste relativement secret, Sviatoslav Richter a cependant publié des carnets et souvenirs, encouragé en cela par le documentariste Bruno Monsaingeon : Richter - Écrits, conversations.
Déclarations mémorables de Sviatoslav Richter sur ses pairs[modifier | modifier le code]

En écoutant Bach :
« Il ne fait aucun mal d'écouter Bach, de temps en temps, même si ce n'est qu'une question d'hygiène 1 !!! »
De Scriabine il disait :
« Scriabine n'est pas le genre de compositeur que l'on peut considérer comme son pain quotidien, c'est plutôt une liqueur forte avec laquelle vous pouvez vous enivrer périodiquement, un médicament poétique, un cristal qui est facilement rompu1. »
À propos de ses tournées dans les petites villes :
« Mettez un petit piano dans un camion et conduisez le long des routes de campagne, prenez le temps de découvrir un nouveau paysage ; s'arrêter dans un joli endroit où il y a une bonne église ; décharger le piano et parler aux habitants ; donner un concert ; offrir des fleurs aux personnes qui ont eu la gentillesse d'y assister ; repartir9. »
Sur son point de vue de jouer sans toucher de cachet : "La musique doit être donnée à ceux qui l'aiment, je veux donner des concerts gratuits; c'est la réponse10."
De Neuhaus:
« J'ai beaucoup appris de lui, même s'il n'arrêtait pas de dire qu'il n'y avait rien qu'il ne puisse m'enseigner ; la musique est écrite pour être jouée et écoutée et m'a toujours semblé être en mesure d'être dirigée sans paroles ... Ce fut exactement le cas avec Heinrich Neuhaus. En sa présence, j'étais presque toujours réduit à un silence total. Ce fut une chose extrêmement bonne, car elle signifiait que nous étions concentrés exclusivement sur la musique. Il m'a appris, surtout, le sens du silence et de la signification du chant. Il m'a dit que j'étais incroyablement opiniâtre et ne faisais que ce que je voulais. Il est vrai que je n'ai jamais joué que ce que je voulais. Et donc il m'a laissé faire que ce que j'aimais11. »
Déclarations mémorables à propos de Sviatoslav Richter[modifier | modifier le code]

Le critique italien Piero Rattalino a affirmé que les pianistes seulement comparables à Richter dans l'histoire de piano étaient Franz Liszt et Ferruccio Busoni :
« Combien de pianistes peuvent prétendre aujourd'

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